Dans l’air depuis un moment, le plan Ma santé en 2022 avait acté la fin de la Paces et du numerus clausus dès la rentrée 2020. Un groupe de travail a été mis en place en octobre avec les présidents d’université, les doyens des facs de médecine, les représentants des étudiants, le tout piloté par le Pr Jean-Paul Saint-André, avec pour objectif de dégager un consensus sur la future organisation. L'Obs révèle aujourd’hui les grandes lignes du rapport qui sera remis le 11 décembre aux ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur.
Exit la Paces il faudra désormais parler de Portail Santé en première année des études de santé. À l’issue de celle-ci, au minimum 50 % et jusqu’à 70 % des étudiants en médecine de deuxième année seront sélectionnés et aucun redoublement ne sera possible. Ceux qui n’ont pas eu la moyenne devront se réorienter, pour les autres « reçus-collés », ils pourront intégrer une licence scientifique et retenter leur chance pour rentrer en médecine en 2e ou 3ème année.
Au moins 30 % d'élèves d'autres filières
L’objectif de cette nouvelle formule étant notamment de diversifier le profil des futurs médecins, les critères de sélection devraient, davantage qu’aujourd’hui, valoriser les capacités d’écoute, d’analyse et d’empathie, avec probablement beaucoup moins de QCM que dans le concours actuel. Par ailleurs, au moins 30 % des places en deuxième année seront réservées aux très bons étudiants issus d’autres filières, même celles sciences humaines. Ils pourront intégrer médecine après leur L2, L3 ou leur master, à condition d’avoir suivi une « mineure santé ». Ces mineures santé, seront intégrées dès Parcours sup et devraient être proposées dans un grand nombre de facultés, et pas seulement celles qui proposent aussi médecine. Une manière de permettre aussi aux étudiants de se former à proximité de chez eux, comme l’expliquait la ministre de l’enseignement supérieure, Frédérique Vidal, dans son interview au Généraliste. Pour ces jeunes qui décideront de rejoindre les études de médecine après coup, la sélection pourrait se faire sur dossier ou au travers d’un examen oral.
Avec la fin du numerus clausus, le nombre de places disponibles en deuxième année sera déterminé dans chaque université, entre un chiffre plancher et un chiffre plafond, en fonction des besoins.
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