Depuis plusieurs années, les généralistes peinent à être remplacés, surtout lors de la période estivale. La raison principale réside dans la démographie médicale décroissante. Comment font alors les praticiens pour assurer une permanence des soins sur leur territoire ? Cet été sera-t-il celui de tous les dangers, comme le suggèrent plusieurs médecins ?
Le Dr Jacques Talec aura 68 ans au mois de juillet. Et il ne sait pas s’il trouvera un remplaçant pour le suppléer cet été. Installé à Tonneins (Lot-et-Garonne) depuis une trentaine d’années, il tire la sonnette d’alarme. Sur un bassin de 24 000 habitants pour seulement cinq omnipraticiens libéraux (dont un âgé de 77 ans) et un centre de santé composé de six médecins généralistes, les mois qui approchent l’inquiètent. « La situation est claire : il n’y a plus de réserve de remplaçants. Cet été va être catastrophique et personne n’en a rien à faire, même pas notre…