Le copilote de Germanwings, soupçonné d'avoir provoqué délibérément la chute de l'Airbus A320 dans les Alpes françaises, a caché qu'il faisait l'objet d'un arrêt maladie le jour de l'accident, a révélé l'enquête vendredi, alors que des troubles psychiatriques semblent l'hypothèse privilégiée. Le Parquet de Düsseldorf a annoncé que des attestations d'arrêt maladie avaient été retrouvés déchirées chez Andreas Lubitz mais pour l'heure aucune lettre d'adieux annonçant un acte prémédité à l'origine de la catastrophe qui a fait 150 morts. Ces documents saisis viennent "appuyer la thèse" selon laquelle le jeune homme "a caché sa maladie à son employeur (la compagnie aérienne Germanwings) et à son environnement professionnel", selon le Parquet. Les documents retrouvés attestent d'une "maladie existante et de traitements médicaux correspondants", a précisé le Parquet.
La presse allemande évoque plutôt une pathologie mentale. Le quotidien Tagesspiegel affirme que le jeune homme était suivi pour dépression à l'hôpital universitaire de Düsseldorf. Il y a six ans, alors qu'il suivait sa formation de pilote, Andreas Lubitz avait souffert d'une grave dépression, a révélé le quotidien Bild, sur la base de documents officiels auxquels il a eu accès. Le pilote, originaire de la petite ville tranquille de Montabaur, dans l'ouest de l'Allemagne, faisait l'objet d'un suivi "médical particulier et régulier" depuis lors, selon le quotidien. Bild souligne même que ces informations avaient été transmises par la Lufthansa, maison-mère de Germanwings, à l'autorité allemande de supervision du transport aérien (Luftfahrtbundesamt, LBA).
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