L’initiative a fait peu de bruit lors de son lancement, le 7 avril dernier… Mais près d’un mois plus tard, le vent semble avoir tourné pour les Assises parisiennes de la santé qui sortent de l’indifférence à la faveur de la colère des professionnels de santé.
Inaugurées par Anne Hidalgo à l’occasion de la journée mondiale de la santé, ces Assises doivent permettre à tout parisien, professionnel de santé, membre d’association de patient ou simple citoyen, de « s’emparer des grandes questions de santé qui se posent à la Ville de Paris » et proposer « des solutions avec comme priorité de réduire les inégalités sociales et territoriales ». Appelé à se poursuivre jusqu’en février prochain, ce nouvel « exercice inédit de démocratie sanitaire », ainsi vanté par la mairie de Paris, n’emporte pas l’adhésion des professionnels de santé de la capitale.
Dans un communiqué, les représentants des ordres des médecins, des infirmiers, des sages-femmes et des kinés déplorent qu’aucun représentant de leurs institutions n’ait été convié à participer à ces travaux. Regrettant de ne pas avoir été reçus par Anne Hidalgo malgré leurs sollicitations, ils « tiennent à alerter les parisiens sur les difficultés rencontrées au quotidien dans l’exercice de leurs professions », qui sont autant de nuisance à la prise en charge de leurs patients. Et espèrent qu’au gré d’ « une discussion » Anne Hidalgo « s’intéressera effectivement à la santé des parisiens en entendant leurs soignants ».
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