La cour d’appel de Reims a de nouveau discuté du cas Vincent Lambert ce jeudi. Les parents de l’ancien infirmier, hospitalisé dans un état végétatif au CHU de Reims depuis 2008, ont en effet demandé son transfert vers un établissement spécialisé « appareillé, pourvu et accueillant de façon express des malades dans sa situation » a expliqué Jean Paillot l’un des avocats de Pierre et Viviane Lambert. Les parents précisant avoir déjà reçu le feu vert de « cinq établissements susceptibles de l'accueillir ».
Le transfert se justifie par "l'existence de maltraitance" dans la prise en charge de Vincent Lambert, "non pas parce qu'on lui fait du mal, mais parce qu'on ne lui donne pas tous les soins qu'on pourrait lui donner dans son état" en matière de kinésithérapie, d'équipement médical et de rééducation à la déglutition, a souligné Me Paillot.
Outre la question de son transfert demandé par les parents, celle des droits de visite fixés par le juge des tutelles a également été examinée lors de cette audience à huis-clos. La cour d'appel rendra sa décision le 24 mars.
Le 10 mars 2016, le juge des tutelles avait confié à Rachel la tutelle de son mari, une décision validée par la Cour de cassation le 8 décembre. De leur côté, les parents du patient ont porté plainte fin décembre contre le CHU de Reims pour "délaissement de personne hors d'état de se protéger" avec constitution de partie civile. Par ailleurs, une autre procédure judiciaire est en cours depuis que François Lambert, le neveu de Vincent, a saisi en octobre le juge administratif pour enjoindre, sous peine d'astreinte, au CHU de Reims de reprendre une procédure collégiale sur un éventuel arrêt des soins au patient.
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