Un gynécologue condamné à cinq ans de prison pour viol et agression sexuelle sur deux patientes

Publié le 06/11/2026

La cour criminelle de l’Eure (27) a condamné le jeudi 5 novembre un gynécologue à cinq ans de prison pour un viol et une agression sexuelle commis sur deux patientes, en 2018 et 2020.

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La cour criminelle de l’Eure (27) a condamné un gynécologue à cinq ans de prison pour viol et agression sexuelle
Crédit photo : Sébastien Toubon

Reconnu coupable d’attouchements sexuels sur une première patiente et de viol sur une seconde, après avoir pratiqué une pénétration digitale jugée « inutile » lors d’une consultation pour un renouvellement de pilule contraceptive, un gynécologue a été condamné à cinq ans de prison. 

Lors de sa plaidoirie, l’avocate générale, Aude Helbert, avait requis six à huit ans de réclusion criminelle, estimant que le praticien ne se remettait que très peu en question et présentait un risque de récidive. À l’audience, le gynécologue a nié les faits : « Je suis sincèrement désolé si mon attitude a prêté à confusion (...) Je suis innocent ». 

La première plaignante avait décrit des caresses sur les cuisses et le clitoris, ainsi que des pincements sur les tétons, des gestes qui l'avaient poussée à quitter précipitamment le cabinet. « Quand on fait des mauvaises choses, il faut assumer », a-t-elle déclaré durant l'audience mercredi.

80 patientes entendues

Au cours de l’enquête, près de 80 patientes du praticien ont été entendues. Si aucune autre n’a dénoncé de viol, plusieurs ont rapporté des comportements déplacés : attouchements sans gants, caresses entre les cuisses, tentative de baiser sur la bouche ou encore propositions de leur montrer « comment avoir du plaisir sexuel ».

Le gynécologue a toujours contesté les accusations, invoquant des gestes médicaux et des questions justifiés, selon lui, par les besoins de ses patientes.

L’instruction avait notamment retenu la similitude des récits de deux femmes qui, sans se connaître, avaient porté plainte à deux ans d’intervalle. Les expertises psychologiques et psychiatriques n’ont par ailleurs relevé aucun élément susceptible d’altérer la crédibilité de leurs témoignages.

Avec l'AFP

Source : lequotidiendumedecin.fr