"Donnons à la vie toute ses chances, sauvons les urgences", "ma santé n'est pas une marchandise, non à l’hôpital entreprise"... .Environ 500 personnes ont manifesté samedi contre la fermeture provisoire du service des urgences de l’hôpital de Thann (Haut-Rhin), après le départ de quatre urgentistes.
Les médecins ont quitté Thann, en désaccord avec la nouvelle organisation de travail imposée par la direction, qui faisait passer le service à un seul médecin par jour pour environ 45 patients, a expliqué à l'AFP le Dr Saïd Saadallah, l'un des urgentistes sur le départ. Avant cette réorganisation, annoncée mi-août, le service "a fonctionné longtemps avec deux médecins de jour et un de nuit, puis un nouveau médecin est arrivé à mi-temps, et un cinquième, partagé entre Mulhouse et Thann", a détaillé M. Saadallah.
De nombreux élus arborant leurs écharpes tricolores étaient présents dans le cortège, dont Michel Sordi, député-maire (LR) de Cernay. Pour parer à la situation, une procédure de recrutement a été lancée en urgence ainsi qu'une autre pour trouver des médecins en intérim, selon lui. Le groupement hospitalier envisage aussi d'ouvrir un "centre de soins non programmés" en recrutant un médecin généraliste qui assurerait l'accueil en journée, a-t-il ajouté, et, de nuit, les urgences seraient envoyées à Mulhouse, à une vingtaine de kilomètres.
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