PMA pour toutes : des députés veulent achever la loi bioéthique retardée par le coronavirus

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Publié le 29/05/2020
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Crédit photo : SCIENCE SOURCE/PHANIE

Avec la crise sanitaire, l'agenda parlementaire a été largement bouleversé et la loi de bioéthique, votée par le Sénat début février, attend toujours son passage en seconde lecture à l'Assemblée nationale. Si l'agenda initial prévoyait cet examen avant l'été, le président du groupe de députés de la majorité Gilles Le Gendre, avait jugé jeudi dernier qu'il était « impossible » d'adopter le texte dans les temps et « espéré que nous pourrons l'adopter d'ici la fin du quinquennat », provoquant des réactions inquiètes de parlementaires, jusque dans son camp.

« Elle le sera dans les tout prochains mois », a pourtant tenté de rassurer le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran. Mais les députés rapporteurs de la loi bioéthique réclament que le Parlement « parachève » dès la « rentrée de septembre » l'examen de ce la loi de bioéthique, qui contient entre autres l'ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, dans un courrier adressé au Premier ministre et transmis à l'AFP jeudi.

Un texte majeur attendu par les citoyens

Si ces élus de la majorité et le député PS Hervé Saulignac « approuvent le traitement en urgence » de textes liés au coronavirus, il leur « semble important que cette loi ne fasse pas l'objet d'un report supplémentaire au-delà de l'automne ».

« Ce texte majeur est pourtant attendu par beaucoup de nos concitoyens car il couvre un champ vaste, apportant des solutions à nombre d'entre eux », notamment, « l'accès aux techniques de procréation pour toutes les femmes et la reconnaissance juridique de toutes les familles », insistent ces députés, dont Jean-Louis Touraine.

« À bien des égards, cette loi de bioéthique est devenue une urgence. (...) Certaines femmes attendent depuis plusieurs années la réalisation de leur projet procréatif et, approchant de l'âge limite, elles savent que leur fécondité a déjà beaucoup diminué », poursuivent-ils.

« Les chercheurs français sont aussi dans l'attente, depuis déjà de nombreux mois, d'une évolution de certaines règles pour lancer ou poursuivre leurs travaux, offrant de nouvelles possibilités thérapeutiques aux patients », ajoutent-ils à propos de ce vaste projet de loi.

(Avec AFP)


Source : lequotidiendumedecin.fr