Invité politique de France Inter le dimanche 14 janvier, Guillaume Peltier, député du Loir-et-Cher et vice-président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée nationale, n'a pas fait dans la langue de bois sur la question de l'accès aux soins. L'ancien maire de Neung-sur-Beuvron (Loir-et-Cher), petite commune de 1 200 habitants, est prêt à employer la méthode forte.
« Je souhaite qu'à l'issue de l'école de médecine, chaque jeune médecin soit contraint de s'installer pendant deux ou trois ans dans un territoire dit sous-doté. Je dis bien contraindre », a-t-il déclaré, sans détour.
Pression corporatiste de l'Ordre
Cette position très éloignée de la ligne libérale prônée par son courant politique a de quoi surprendre. Mais l'ex-membre du Front national l'assume sans souci. « La droite n'a jamais voulu s'attaquer à cette question par peur de la pression corporatiste de l'Ordre des médecins », a-t-il avancé, en rappelant qu'il était confronté à cette même pression lorsqu'il était maire.
L'élu s'est dit aussi satisfait de la proposition de loi portée par le groupe Nouvelle Gauche visant à instaurer le conventionnement sélectif. Or, ce texte a été écarté lors de son examen par la commission des affaires sociales à l'initiative du groupe LR. Visiblement, Guillaume Peltier n'est pas sur la même longueur d'onde que le groupe politique qu'il dirige.
Membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation, le député a aussi cosigné une autre proposition de loi déposée par son groupe politique visant à assouplir les conditions de création des maisons de santé.
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