« La Femme sans tête »

Dépossession de soi

Publié le 28/04/2009

ON N’EST PAS SÛR de comprendre où veut en venir la réalisatrice argentine Lucrecia Martel, auteur de deux premiers films remarqués, « la Cienaga » et « la Niña Santa ». Elle raconte qu'elle fait souvent des cauchemars dans lesquels elle tue quelqu'un. « Et tu ne pleures jamais les gens que tu as tués ? », lui demande-t-on. « C'est que je ne les connais qu'à peine », répond-elle.

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