En Ile-de-France, l’ARS et l’URPS ont signé un protocole d’accord dès 2011 pour améliorer l’accès aux soins dans la région. Ce protocole a été renouvelé deux fois, en 2014 et en 2017. Dans un point d’étape, publié ce jeudi, l’ARS Ile-de-France a présenté un état des lieux actualisé de l'offre de soins à décembre 2018, sur l'ensemble du territoire. Ce travail montre la montée en puissance des accompagnements des professionnels. 508 médecins Franciliens ont bénéficié d'aides financières en 2018 sur la base du zonage. 15 maisons de santé ont vu le jour l'an dernier pour porter leur nombre à 85 en Ile-de-France. 545 centres de santé sont ouverts dans la région.
Lexique :
Zones d’intervention prioritaire (ZIP) : zones en tension éligibles aux aides à l’installation et au maintien octroyées par l’Assurance Maladie
Zones d’action complémentaire (ZAC) : éligibles aux seules aides d’Etat ou de collectivités territoriales.
CAIM : contrat d’aide à l’installation du médecin : 50 000 euros versés en deux temps en contrepartie d'une installation dans un désert
COSCOM : contrat de stabilisation et de coordination pour les médecins : 5 000 euros par an pour l'accueil de stagiaires et exercice dans un hôpital de proximité
COTRAM : contrat de transition pour les médecins : pour les médecins proches de la retraite qui accompagnent un jeune confrère prenant la relève au cabinet, aide à l’activité correspondant à 10 % des honoraires tirés de son activité exercée à tarif opposable, dans la limite de 20 000 euros par an
CSTM : Contrat de solidarité territoriale médecin : pour les médecins installés en ville qui réalisent des vacations dans les déserts, ils s’engagent à exercer pendant trois ans renouvelables, au moins 10 jours par an dans une zone déficitaire. Ils bénéficient d’une aide à l’activité correspondant à 10 % des honoraires dans la limite de 20 000 euros par an.
PTMG : praticien territorial de médecine générale : cette mesure consiste à favoriser l’installation des jeunes médecins dans des territoires défavorisés en leur apportant une garantie financière de revenus mensuelle si nécessaire, ainsi qu’une protection sociale maladie et maternité renforcée
PTMR : praticien territorial médical de remplacement : il vise à favoriser les remplacements de médecins généralistes dans les territoires considérés comme fragiles. S’adressant aux internes et aux jeunes médecins, il propose une rémunération forfaitaire complémentaire pour couvrir les périodes de disponibilité entre deux contrats de remplacement ainsi qu’une protection sociale maladie et maternité renforcée
CESP : contrat d’engagement de service public : il s’adresse aux étudiants en médecine et en odontologie. Il est lui aussi destiné à inciter les jeunes praticiens à s’installer dans les déserts médicaux. Il propose le versement d’une allocation mensuelle aux étudiants et internes en médecine et odontologie contre leur engagement d'exercer dans des zones sous dotées pendant une durée équivalente à la durée de versement de l'allocation, et qui ne peut être inférieure à deux ans.
Permanences locales d’aides à l’installation : instaurées et financées par l’ARS Ile-de-France depuis 2012, en lien, et organisées par l’URPS des médecins libéraux pour les médecins. Ces permanences mensuelles consistent en un entretien individuel d’une durée de 45 minutes à une heure par « candidat à l’installation ».
Dispositif « coaching médecins » : Mis en place et financé par l’ARS Ile-de-France, organisé par l’URPS des médecins libéraux. Initié en octobre 2014, cet accompagnement permet aux médecins de solliciter l’URPS des médecins libéraux afin de bénéficier de conseils supplémentaires dans la concrétisation de leur projet professionnel : aide au choix du lieu d’implantation, à l'identification de locaux, aux formalités administratives, aux montages contractuels, au choix conventionnels et aux pratiques tarifaires, au montage de dossiers de financement.
Assistant Universitaire de Médecine Générale (AUMG) : Depuis 2014. Jeunes médecins généralistes généralement en post-internat qui partagent leur temps de travail entre l’Université et une structure d’exercice coordonné ou un cabinet de groupe. L’une des missions essentielles dévolues aux AUMG vise la promotion du statut de maître de stage : rencontres avec des médecins généralistes, potentiels futurs maîtres de stage, participation aux recrutements lors de rencontres pédagogiques, etc.
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