Quand un détenu part à l’hôpital avec les chaînes, « son consentement, certes libre, est-il pour autant éclairé ? Que dire à cette patiente qui hésite à consulter en gynécologie, car il lui est insupportable de savoir que les surveillants regarderont la conisation ? », interroge la Dr Anne Lécu, généraliste à l’unité de consultations et de soins ambulatoires (UCSA) de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.
Comment soigner le consentement en prison ?
- 1 RéactionsCommenter
- Partager sur Facebook
Facebook
- Partager sur X
X
- Partager sur Linkedin
Linkedin
- Partager par mail
Mail
Trente ans après la loi du 18 janvier 1994 qui consacre l’égal accès à la santé en prison comme en milieu libre, le questionnement éthique ne cesse d’irriguer les pratiques. Un colloque national organisé en janvier à l’occasion de cet anniversaire est revenu sur la mise en pratique de la loi. Loin de rester entre les murs des cellules, les réflexions sur la prison interrogent le soin dans notre société.
La France a atteint un nouveau record au 1 janvier, avec 75 897 personnes incarcérées, soit une hausse de 5,2 % en un an, et une densité carcérale globale de 122,9 %.
Crédit photo : BURGER/PHANIE
La suite de l’article est réservée aux abonnés.
Inscrivez-vous GRATUITEMENT pour lire une sélection d’articles
Votre inscription nous permet de contrôler le contenu auquel nous avons le droit de vous donner accès en fonction de votre profession (directives de l’ANSM).
Je me connecte
Aide active à mourir : le Sénat rejette à nouveau la proposition de loi
Procès Péchier : la Cour de cassation rejette le recours de l’ex-anesthésiste sur sa demande de mise en liberté
Soins palliatifs et d’accompagnement : ce que prévoit la loi définitivement adoptée par le Parlement
Fin de vie : le Sénat propose en commission une version plus restrictive de l'aide à mourir