« Dans le cadre de pathologies chroniques, nous sommes régulièrement confrontés à des situations d'accompagnement de fin de vie. La loi Leonetti permet de les gérer dans la sérénité. Les DA sont rares, mais nous savons souvent qui est la personne de confiance. Nous discutons collégialement avec le patient, sa personne de confiance et l'équipe soignante du projet de soin et de ce qui serait déraisonnable. Depuis la consultation d'annonce, il s'écoule du temps, des réévaluations, nous apprenons à nous connaître. J'insiste sur l'importance de se concerter en amont, afin d'obtenir un consensus et d'éviter une situation brutale où il n'y aurait plus moyen de communiquer.
Je n'ai pas été confronté à un conflit semblable à celui qui se joue autour de Vincent Lambert. En l'absence de DA ou de personne de confiance, quelle parole le médecin doit-il prendre en compte ? Il n'est pas certain qu'une hiérarchisation des proches apporte de la sérénité mais l'évolution de la famille nucléaire dans nos sociétés nécessite de s’interroger sur cette question. »
Le Dr Alain Landau est responsable du service d'Hépato-gastroentérologie et oncologie digestive (CH Dreux).
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