La France ne cesse de réduire la progression de ses dépenses de santé. C'est le service des statistiques du ministère de la Santé qui le dit. Dans une récente étude, la DREES observe que les coûts de santé "sont tirés à la baisse par le suivi d'un taux resserré de progression" de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam), qui est constamment respecté depuis 2010, "bien qu'il soit de plus en plus ambitieux." A en croire les statisticiens, plusieurs mesures auraient permis, dans l'Hexagone, de tenir des Ondam de plus en plus rigoureux : baisses des prix de médicaments, génériques, calculs des IJ, etc.
Notre pays n'est pas le seul à avoir mis les freins sur ses frais de santé. L'étude montre que pratiquement tous les autres pays européens ont suivi cette tendance, un bon nombre subissant même "des évolutions plus radicales." Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en moyenne dans l'Europe des 15 (hors Europe de l'Est et centrale) les prestations de santé n'évoluent plus gère (- 0,1% par an en euros constants) entre 2010 et 2013. Mais la France (+ 1%) resterait malgré tout la moins pingre, puisqu'avec la Suède et nos voisins Anglais (+ 1,7%) et Allemands (+ 2,1%), l'évolution des prestations maladie y restait positive. En revanche, le recul est marqué en Italie (-3,3%) et surtout en Espagne (-6,3%), deux pays qui, dans les années 2010, ont connu d'importantes coupes budgétaires, avec un report sur les restes à charge des ménages.
Douce France, finalement ? Et sévère Europe ? A trois semaines du référendum sur la sortie de la Grande-Bretagne dans l'UE, le débat fait rage outre-manche. Le week-end dernier l'ancien premier ministre britannique John Major a taclé à ce propos ses adversaires tenants du Brexit. Martelant que le Royaume-Uni deviendrait un "pays grandement diminué" en cas de sortie de l'UE, John Major a raillé les déclarations de Boris Johnson, de l'ancien ministre du Travail Iain Duncan Smith et du ministre de la Justice Michael Gove, qui affirment qu'en cas de Brexit, quelque 100 millions de livres par semaine pourraient être injectées dans le système public de santé (NHS) ! "Le NHS serait autant en sécurité avec eux qu'un hamster avec un python affamé", a-t-il dit, rappelant que Michael Gove avait appelé dans le passé à la privatisation du NHS.
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