Ils en parcourent des kilomètres à la rencontre de leurs potentiels électeurs ! Pour les élections des URPS, les syndicats de médecins libéraux et leurs chefs de file ont tous entrepris de traiter des problèmes des généralistes sur le terrain. Les intentions sont les mêmes mais les méthodes varient légèrement selon les syndicats.
[[asset:image:7631 {"mode":"small","align":"left","field_asset_image_copyright":[],"field_asset_image_description":[]}]]Pour l’Unof-CSMF, elles se matérialisent par des actions « coup de poing ». Vendredi à Orléans, les membres du syndicat ont tapissé les murs de la CPAM de leurs tracts « Oui à la désobéissance civile. Non à la loi de santé !». Lundi c’était devant la CPAM de Metz, mardi devant l’ARS de Lille, aujourd’hui le syndicat se rend à la Maison des libéraux à Cæn. « Les médecins croulent sous les tâches administratives, ils ont des journées qui n’en finissent pas. Sur le terrain je n’ai pas vus des nantis mais des gens qui aiment leur métier » explique Luc Duquesnel. Problème de ruralité, d’accessibilité, des médecins à exercice particulier etc. Le syndicat rencontre des médecins à la fois « résignés et mobilisés » qui ont compris que, « avec ce gouvernement s’ils ne se mobilisent pas il ne va rien se passer » analyse le président de l’Unof.
Justement sur le terrain, Jean-Paul Hamon se dit « surpris de la détermination des médecins à se mobiliser ». Le président de la FMF a lui aussi battu le pavé un peu partout en France : Bordeaux, Limoges, Lorient, Annecy etc. Un tour de France jugé « instructif » par Jean-Paul Hamon : « Ah on pourra pas me vanter les Maisons de santé dans la Nièvre maintenant ! ». Pour lui l’effervescence n’est pas qu’une affaire de campagne et aura une portée bien au-delà des élections. « Marisol Touraine se trompe quand elle pense que la surenchère stoppera après le 12 octobre ». C’est donc une campagne de combat pour la FMF qui compte bien rallier les patients en chemin « A Langeac par exemple ce sont les patients qui nous ont demandé "qu’est-ce-qu’on peut faire pour vous ?" ».
Une campagne de lutte aussi pour le SML qui a un mot d’ordre « bousiller la loi ». Une loi qui explique pourquoi sur le terrain les médecins sont « remontés comme des pendules suisses » selon Eric Henry. « Le retrait devrait être inscrit et demandé » ajoute-t-il. Pour ce faire le président du SML a « battu la campagne » et multiplier les coups d’éclat. Pour les Journées du Patrimoine, le syndicat avait lancé une opération « Ma santé, mon patrimoine », devant les monuments qui ouvraient leurs portes à Paris et en province, des tracts ont été distribués aux Français en visite. Sur son site internet, le SML a aussi lancé une campagne selfie, où les médecins se prennent en photo avec leurs patients. « Les médecins qu’on rencontre sur le terrain sont prêts à en découdre contre cette loi » affirme Eric Henry.
Du côté de MG France, on estime que les médecins sont « assez peu intéressés par le côté idéologique et beaucoup plus par leurs problèmes professionnels ». A Clermont-Ferrand,
Caen, Nantes etc, les médecins rencontrés sont « fatigués » d’après Claude Leicher. En tête de leurs préoccupations : l’accessibilité, le harcèlement des caisses, le tiers payant obligatoire ou pour certains des départs à la retraite sans remplacement ou reprise prévus. « Je suis assez frappé par le fait que beaucoup plus de médecins que d’habitude nous disent qu’ils vont fermer le 5 octobre » souligne Claude Leicher. Le président de MG France juge que le quinquennat a été « catastrophique pour l’exercice libéral » et ne se prive pas d’égratigner au passage les autres syndicats, selon lui en partie responsable de la situation actuelle : « Les médecins sont bloqués en secteur 1 car la FMF a signé la convention en 90, et on est bloqué à 23 euros parce que la CSMF et le SML ont signé l’avenant n°19. Les médecins pourraient donc se plaindre des autres syndicats qui maltraitent les généralistes ».
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