« Le logiciel sanitaire de la France doit changer », a martelé Frédéric Valletoux, président de la FHF au cours de la la conférence de presse viruelle de rentrée. L'anticipation en a été le maître-mot décliné par tous les intervenants qui a fait défaut depuis le début de la crise sanitaire jusqu'à aujourd'hui. La gestion de la vaccination en donne une nouvelle illustration. Au-delà du satisfecit attribué à l'hôpital public, la FHF appelle à traiter les dysfonctionnements majeurs repérés avant la survenue de la pandémie et sortir de la vision comptable. L'une des voies retenues serait de mettre en oeuvre une véritable loi de programmation financière de la santé, à l'instar de ce qui existe pour la défense. Ce qui donnerait de la visibilité aux acteurs. Et pemettrait d'augmenter le taux d'investissement aujourd'hui à 4% à l'hôpital qui n'a jamais été aussi bas depuis quinze ans. Dans la même perspective, une politique de régulation pluriannuelle amorcée par Agnès Buzyn donnerait davantage de visibilité. Une autre idée serait de définir des priorités de santé publique, cinq au maximum sur une période de 4 à 5 ans. En attendant d'accélerer sur les réformes structurelles du système de santé, un changement systémique à la faveur de la crise s'est bien opéré. La forte réduction des lits hospitaliers ne serait plus l'alpha et l'omega pour toute opération de restructuration d'un hôpital.
En grève contre le gel des salaires, les soignants hospitaliers ont manifesté ce mardi
Agressions sexuelles : un ex-chirurgien de Colmar écope de trois ans de prison dont un ferme
Agression d'un généraliste à Miramas : « Soutien total à notre confrère, les textes existent, appliquons-les ! », Dr Ouichou
Franchises médicales : le plafond annuel passe à 140 euros le 1er octobre, au grand dam de MG France