La téléconsultation par téléphone a-t-elle de l’avenir ? Le gouvernement a en tout cas décidé de prolonger jusqu’au 1er juin 2021 un précédent décret de mars 2020 qui a assoupli l’avenant 6 relatif aux règles de téléconsultation et autorisé que les consultations puissent se tenir dans certains cas par téléphone « compte tenu de l’état d’urgence sanitaire. »
Après avoir été retirée à la mi-juillet, cette disposition a finalement été réactivée mi-octobre à la faveur de la deuxième vague pour être prolongée ce jeudi 11 mars.
Un dispositif reconduit après l’état d’urgence sanitaire ?
Le texte en question autorise les médecins généralistes à effectuer des consultations par téléphone avec certains patients « dans la limite d’une téléconsultation par professionnel et par mois pour un même patient ». Cette dérogation est accordée aux patients âgés de plus de 70 ans, aux patients présentant des symptômes de Covid-19, aux patients atteints d’une ALD ou aux femmes enceintes lorsque ceux-ci ne disposent pas d’un « terminal » permettant une « vidéotransmission ». Comme dans sa première version, le décret prévoit que ces actes soient intégralement pris en charge par l’Assurance maladie en tiers payant.
Ce dispositif a été prolongé jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire prévue le 1er juin prochain. Il pourrait toutefois faire l’objet de négociations entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins libéraux représentatifs au lendemain des élections URPS, les médecins y étant largement favorables.
A noter que la consultation de prévention de la contamination au SARS-CoV-2 (40 euros) réalisée par le médecin traitant ou tout autre médecin en son absence, est également prolongée jusqu'au 1er juin inclus.
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes