« Oui, la cinquième vague est là depuis la mi-octobre », a affirmé ce matin sur France Inter le Pr Jean-François Delfraissy. Il appelle toutefois à « faire attention » au chiffre de 20 000 cas en France, puisqu’il « survient après le week-end du 11 novembre », même s’il y a « une accélération » claire des contaminations.
Le président du Conseil scientifique déclare toutefois maintenir « un optimisme prudent » lors de cette « phase d’hiver », où nous sommes « plus confinés », face à un variant « extrêmement transmissible ». L’objectif est donc de « limiter l’impact » de cette cinquième vague, alors que le « système hospitalier est fatigué ».
Utiliser tous les outils
« Nous avons probablement la capacité à faire face à la cinquième vague », à condition « que nous utilisions tous les outils de la boîte à outils », a-t-il affirmé. Avant de lister :« la vaccination de toutes les personnes non vaccinées, la troisième dose, les gestes barrières, et appliquer le passe sanitaire dans l’ensemble de ce qu’il peut faire ». Il a aussi défendu les mesures individuelles : « il faut que nous remettions le masque ». Mais aussi collective : « on pourrait optimiser l’utilisation du télétravail dans cette phase ».
Jean-François Delfraissy appelle à un retour du masque et une plus stricte application du pass sanitaire. "Si je porte un masque ce matin, ce n'est pas par hasard. Je sais que tout le monde en a marre, mais il faut remettre le masque" #le79inter pic.twitter.com/tFktGJO71u
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Ce dernier rapporte que, de son expérience, « un restaurant sur deux ne demande plus le passe sanitaire ». Il le faudra pourtant, car « les prévisions montrent que les hospitalisations vont grimper, jusqu’à 1 000 voire 1 200 hospitalisations par jour, probablement début décembre. »
Vers un vaccin tous les ans ?
« Si ce virus devient endémique », il n’est pas exclu, pour le Pr Delfraissy, « d’aboutir à la construction d'un vaccin régulier tous les ans, comme la grippe ». Enthousiaste, le président du Conseil scientifique trouve « extraordinaire d’avoir eu ces vaccins si vite ».
Troisième dose du vaccin anti-Covid : "Elle est efficace dans les 48 heures", affirme Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique #le79inter pic.twitter.com/u9ZnXyu6pP
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Au sujet du rappel, « il est important que les plus de 65 ans et les personnes les plus fragiles aient cette troisième dose », laquelle est, raconte-t-il aux auditeurs de France Inter, « efficace dans les 48 heures ». Au sujet des cibles, à ses yeux, les femmes enceintes seront « à court terme prioritaires »
Les anticorps monoclonaux sous utilisés en France
« Les [anticorps] monoclonaux sont sous utilisés en France », a également indiqué le Pr Delfraissy, alors qu’ils sont efficaces à 70 %. Ce dernier invite donc les plus de 65 ans et à risque, vaccinés ou non, avec des symptômes à se faire tester, puis en cas de positivité, à se faire traiter. « La France est en retard », a-t-il ajouté.
Pour la vaccination des enfants âgés de 5-11 ans, « la décision sera prise au début de l’année 2022 », en attendant les résultats de la campagne entamée aux États-Unis.
Également de bon matin sur les ondes, le Pr Alain Fischer a lui répondu aux questions d’Europe 1. Ce dernier a défendu la nécessité de « maintenir dans l’état actuel » le passe sanitaire, lequel « s’est révélé efficace ». L’immunologue a indiqué le risque « 12 fois supérieur » d'être en soins intensifs pour les non-vaccinés atteints de Covid-19.
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