Unicancer a observé un rebond de son activité entre 2019 et 2022 avec une progression de 11 %. Le nombre de cas de cancers dans le même temps enregistre un réel accroissement avec 440 000 nouveaux cas au lieu de 385 000 les années précédentes. Pour autant, les comptes se sont dégradés. La faute à l'inflation qui gonfle les dépenses de 24 millions d'euros versus 17,5 millions d'aides. Au-delà des facteurs macroéconomiques, Unicancer appelle à plus d'équité entre les centres de lutte contre le cancer et les hôpitaux publics. Une mesure simple serait la suppression du coefficient de minoration. Certes Jean-Yves Blay, président d'Unicancer, se félicite des annonces gouvernementales sur les nouveaux modes de financement. Persistent toutefois de nombreuses interrogations. Exemple, la dotation sur les caractéristiques populationnelles défendue par la Fédération hospitalière de France ne serait pas adaptée à certaines activités. Unicancer défend plutôt le modèle du forfait pour la radiothérapie, les soins de support ou la prévention. Le programme "chimiothérapie à domicile" expérimenté grâce à l'article 51 après évaluation devrait être généralisé. Enfin, les centres de lutte contre le cancer n'ont pas reçu la même enveloppe que les hôpitaux publics en matière d'aide à l'investissement proportionnellement à leur activité. « Les CLCC ont bénéficié de 0,44 % de l'enveloppe Ségur alors qu’ils représentent 2,8 % de l'activité T2A totale », souligne la déléguée générale, Sophie Beaupère.
Place unique dans la recherche
Au-delà des intérêts économiques, la fédération rappelle sa place unique dans la recherche française. Près de la moitié des hospitalo-universitaires hautement cités, toutes disciplines confondues, sont dans des CLCC. Enfin, l'équité, à savoir une prise en charge égale en qualité quel que soit le lieu d'habitation, est défendue par Unicancer. Au quotidien, elle serait mise à mal en ce qui concerne l'accès pour tous aux tests génétiques et moléculaires qui font l'objet d'une enveloppe fermée ou aux nouveaux traitements. La Commission de la transparence devrait à cet égard modifier sa doctrine d'évaluation qui écarte des médicaments disponibles dans d'autres pays européens mais pas en France.
Prévention
La prévention enfin est un autre axe de travail pour la Fédération. Elle préside le groupe oncologie de l'Université du changement en médecine (UC2m) afin de proposer des solutions concrètes. Reste là aussi à imaginer un modèle de financement pérenne.
"
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes