794 millions de fumeurs

Une action concertée est nécessaire

Publié le 02/05/2012
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Crédit photo : S TOUBON

Une étude publiée sur le site « Tobacco Control », un site du « British medical journal », souligne que la prévalence globale du tabagisme ne baissera que très légèrement d’ici à 2030, sans une action concertée des États comme le recommande l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les auteurs rappellent que le tabac tue chaque année plus de cinq millions de personnes, plus que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis. En 2010, la prévalence du tabac dans le monde est estimée à 24 %. Le Dr David Mendez et Ann Arbor de l’Université du Michigan montrent que si les mesures du programme MPOWER sont adoptées par les États, la prévalence pourrait chuter jusqu’à 13 % d’ici à 2030. Ce programme a été développé par l’OMS pour aider les États à tenir leurs engagements pris dans le cadre de la Convention-cadre pour la lutte anti-tabac adopté en 2003, par laquelle les parties s’engageaient à lutter contre l’épidémie de tabagisme. Les six mesures préconisées visent le contrôle de la consommation de tabac, la lutte contre le tabagisme passif, l’aide au sevrage, la sensibilisation sur les dangers du tabagisme, le respect l’interdiction de la publicité et de la promotion du tabac et enfin la hausse des taxes sur les produits du tabac. Les pays les pays les plus touchés par le tabagisme sont aujourd’hui la Chine et l’Inde, devant l’Indonésie, les États-Unis et la Russie. Les chercheurs estiment qu’en l’absence de mesures, la prévalence du tabagisme baisserait mais seulement jusqu’à 22 % en 2030 et l’Afrique connaîtrait l’augmentation la plus importante, avec une prévalence de 22 % en 2030 contre 16 % 2010. À l’inverse, en cas d’application du programme, les pays européens connaîtront, proportionnellement, la réduction la plus importante. Le pourcentage de fumeurs serait réduit de moitié, pour atteindre un peu plus de 15 %, d’ici à 2030. L’enjeu est de taille : « Environ la moitié des fumeurs réguliers décèdent d’une maladie liée au tabac, la mise en œuvre du programme MPOWER pourrait prévenir plusieurs millions de décès prématurés », concluent-ils.

CÉCILE RABEUX

Source : Le Quotidien du Médecin: 9121