Afin de découvrir de nouvelles générations de molécules, les axes scientifiques privilégiés par la recherche du laboratoire Pfizer visent à perturber le cycle et cibler la vulnérabilité des cellules cancéreuses, surmonter la résistance aux traitements, et investir l’immuno-oncologie.
Lancer cinq nouvelles molécules en trois ans
Alors que lorlatinib (Lorviqua) vient d’être agréé aux collectivités le 17 mars en traitement de première ligne du cancer du poumon non à petites cellules ALK positif avancé ou métastatique, cinq nouveaux lancements sont aussi prévus dans les trois prochaines années : L’ARV 471 (PROTAC dégradant de manière ciblée le récepteur aux estrogènes [RE]) dans le cancer du sein métastatique RE+/HER2-, le sasanlimab (anti-PD1) en association avec le BCG dans les tumeurs superficielles de la vessie, le talazoparib (inhibiteur de PARP) dans le cancer de la prostate, l’elranatamab (anticorps bispécifique BCMA-CD3) dans le myélome multiple, et le TPI 622 dans le lymphome.
Afin que les patients puissent bénéficier des avancées à des stades plus précoces, plusieurs études visent également à étendre le nombre d’indications possibles des molécules, ainsi qu’à remonter les lignes de traitement. « Parmi les participants à nos études interventionnelles en France, 80 % des patients sont inclus dans des essais cliniques en oncologie : cancers avancés du sein, du poumon, urologiques et hématologiques », déclare Jérôme Krulik (directeur médical oncologie Pfizer France).
Évaluer en vie réelle
Pour compléter les enseignements tirés des essais randomisés, les données en vie réelle sont également très importantes. Ainsi, l’étude PALOMAGE, mise en place à l’initiative de la Société francophone d’onco-gériatrie (SoFOG), a pour objectif d’évaluer en situation réelle la tolérance et l’efficacité du palbociclib, chez les patientes de 70 ans ou plus atteintes d’un cancer du sein avancé hormonodépendant HER2-. En France, environ un tiers des patientes présentant une tumeur mammaire sont âgées d’au moins 70 ans, et cette population est souvent sous-représentée dans les essais cliniques.
Cancer du sein : accompagner et écouter les besoins des patientes
En association à l’hormonothérapie, les inhibiteurs de CDK 4/6, administrés à domicile par voie orale, permettent de mieux contrôler la maladie sur la durée. Mais il est essentiel d’accompagner les patientes tout au long de leur parcours de soins et de vie. Ainsi, des actions et des outils innovants ont été développés, en collaboration avec des associations de patients et les professionnels de santé. Parmi eux, Seinchrone a été créé en 2015. Il s’agit d’une démarche collective visant à écouter les besoins des patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique et à agir pour améliorer leur parcours de vie. Afin de mieux comprendre les besoins, plusieurs enquêtes ont aussi été réalisées. La dernière, Réalités 2, montre le retentissement important du cancer et des traitements sur la qualité de vie : au niveau de l’état physique pour 44 % des patientes, psychologique et social chez 24 % d’entre elles…
Une autre étude a été menée, via l’association Patients en réseau (mon réseau cancer du sein), chez des patientes sous traitement oral. Elle confirme l’effet négatif de la maladie et du traitement. « Et surtout, 46 % des patientes ne reçoivent aucun suivi entre les consultations chez leur oncologue », ajoute Julie Chaudron (directrice de la franchise cancers du sein et génito-urinaire). Néanmoins, les patientes suivies à domicile et par application mobile déclarent un moindre impact du traitement sur la qualité de vie. Cependant, certains points méritent encore d’être améliorés : rompre l’isolement ainsi que recevoir davantage d’informations sur la maladie, le traitement et les soins oncologiques de support.
Afin d’optimiser le parcours de soins, des guidelines ont aussi été établies avec quatre centres de lutte contre le cancer au sud-ouest de la France. Leur objectif est de mettre en œuvre un parcours d’annonce spécifique aux patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique, un soutien institutionnel à la création d’ateliers (sommeil et anxiété, activité physique adaptée, art-thérapie…) ou à un suivi à distance des patients (en collaboration avec les associations de patients en oncologie).
D’après une conférence de presse organisée par le laboratoire Pfizer, le 20 avril 2023
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