Cancer de l'endomètre : Jemperli obtient son autorisation de mise sur le marché en Europe

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Publié le 11/12/2023

Crédit photo : BURGER / PHANIE

Le laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé ce 11 décembre avoir reçu le feu vert européen pour commercialiser son traitement Jemperli (dostarlimab), utilisé pour soigner les patientes atteintes d'un cancer de l'endomètre en association à une chimiothérapie.

« La Commission européenne a donné l'autorisation de commercialiser le Jemperli » en association avec une chimiothérapie à base de platine (carboplatine + paclitaxel) chez des patientes atteintes d'un cancer de l'endomètre dMMR/MSI-H avancé nouvellement diagnostiqué ou récidivant, a indiqué GSK dans un communiqué.

Cette décision a été prise sur la base d'une étude qui démontrait un effet positif du dostarlimab sur la survie sans progression du cancer avec une réduction du risque de progression ou de décès de 72 %, par rapport à une chimiothérapie. Des bénéfices sont aussi retrouvés en termes de survie globale, avec une diminution du risque de décès de 70 % par rapport à une chimiothérapie seule.

Déjà disponible en France depuis octobre

Le cancer de l'endomètre, qui touche généralement les femmes après la ménopause, est l'un des cancers les plus fréquents, avec plus de 8 000 cas par an en France. Même s'il est de relativement bon pronostic par rapport à d'autres cancers féminins (col de l'utérus, ovaire…), il reste à l'origine de nombreux décès.

Le médicament Jemperli était déjà disponible en France depuis la fin octobre dans le cadre d'une procédure dite d'accès précoce qui permet de faire bénéficier, à titre exceptionnel et temporaire, certains patients d'un traitement non encore autorisé. En l'occurrence, seuls les spécialistes en oncologie et les médecins compétents en cancérologie peuvent prescrire Jemperli, selon l'ANSM. Ils remettent alors à la patiente une « carte patient » qu'elle devra conserver pendant toute la durée de son traitement. Cette carte détaille notamment la conduite à tenir en cas de symptôme évocateur d'un effet indésirable d'origine immunologique. 

C.G. avec AFP

Source : lequotidiendumedecin.fr