LA FRÉQUENCE souhaitable des mesures de croissance est fonction de la vitesse de croissance aux différents âges de la vie. Il est recommandé (HAS) de peser et mesurer (avec le périmètre crânien) les enfants à la sortie de la maternité puis tous les mois jusqu’à 6 mois, tous les 3 mois jusqu’à 1 an et tous les 4 mois jusqu’à 2 ans et tous les 6 mois ensuite. Dès la phase pré pubertaire, des mensurations et un examen clinique tous les trois mois, précisant le stade pubertaire selon la classification de Tanner et vérifiant l’absence de scoliose, est justifié. L’utilisation des courbes de Sempé est indispensable. Sur ces courbes, par convention, on appelle normale une taille qui ne varie pas plus de 2 écarts types ou déviations standards (DS) en plus ou en moins par rapport à la moyenne statistique.
La croissance ne peut être considérée comme pathologique sans tenir compte du potentiel génétiquement déterminé de l’enfant. Pour calculer la « taille cible » la formule de Tanner est la plus utilisée : taille cible = taille père + taille mère + 13 cm (garçon) ou – 13 cm (fille)/ 2.
L’analyse de la vitesse de croissance staturale est indispensable pour juger du caractère physiologique ou pathologique de la croissance. Elle permet de repérer et de préciser un retard (« cassure » de la courbe) ou une accélération anormale de la croissance staturale avant que la taille ne se soit écartée de plus ou moins DS de la moyenne. Un ralentissement anormal de la vitesse de croissance est a priori toujours pathologique et justifie un bilan complémentaire.
La corpulence.
La corpulence est définie par l’indice de masse corporelle (IMC). L’écart par rapport à la moyenne doit être interprété en tenant compte de la corpulence des parents. C’est l’évolution sur plusieurs mois qui permet de juger du caractère pathologique ou simplement anormal mais physiologique d’une déviation de la corpulence par rapport à la moyenne pour l’âge.
L’âge osseux mesure l’évolution de la maturation du squelette et doit, à l’état normal, coïncider à l’âge civil à un an près. Si ce n’est pas le cas une exploration est justifiée.
Une attention particulière doit être apportée : aux enfants nés petits pour l’âge gestationnel s’ils n’ont pas rattrapé à 4 ans une taille statistiquement normale, a fortiori s’ils sont de petite taille familiale et/ou s’ils font une puberté précoce ; aux enfants ayant un rebond d’adiposité précoce entre 3 et 6 ans a fortiori s’ils sont de famille d’obèses ; aux enfants adoptés, a fortiori s’ils font une puberté précoce.
Entretiens de Bichat. D’après la communication de D. Cau (Chalon-sur-Saône).
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