Quelques
études de courte durée (au maximum 24 semaines) et portant sur un faible effectif de patients DT1 ont déjà été publiées depuis 2011 sur ce sujet (1,2). L’administration de liraglutide comme traitement additionnel du DT1 y démontrait un bénéfice sur la variabilité glycémique (–50 % dès la première semaine de traitement) et, à 24 semaines, sur le contrôle glycémique (HbA1c passant de 6,4 à 6 %), une baisse des besoins en insuline basale (–25 %) et bolus (–30 %), comme et du poids (– 4,5 ± 1,5 kg) et de la pression artérielle.
N Kuhadyia a cette fois présenté des enregistrements glycémiques continus (MCG) chez des patients DT1, montrant une amélioration spectaculaire des courbes : elles fluctuaient auparavant de 40 à 240 à 300 mg/dl, contre 40 à 160 à 180 sous liraglutide après quelques jours de traitement.
Autre résultat, la première étude prospective dans ce domaine : 72 patients DT1 C-peptide négatifs, ancienneté moyenne de diabète 20 années, en surpoids (IMC = 26 à 29), sous pompe (80 %) ou en multi-injections (20 %), HbA1c moyenne 7,5 %, soumis, de façon randomisée en 4 groupes égaux d’un peu plus de 15 patients, à liraglutide 0,6, ou 1,2 ou 1,8 mg/j, ou placebo (ADA 2015- 2 posters late breaking).
Après 12 semaines, les résultats, sous 1,2 et 1,8 mg/j, étaient très similaires à ceux précédemment décrits avec : un effet bénéfique sur les glycémies moyennes, une réduction du temps passé entre 160 et 240 mg/dl et au-dessus de 240 mg/dl, une augmentation du temps passé entre 55 et 70 mg/dl et entre 70 et 160 mg/dl, une baisse d’HbA1c de 0,8 % sous 1,2 mg/j, une baisse du poids de 4 à plus de 7 kg, des doses d’insuline, de 10 à 15 % , et des consommations d’hydrates de carbone.
On remarque que les meilleurs résultats sont enregistrés chez les patients dont l’IMC était le plus élevé et qui recevaient les plus fortes doses d’insuline.
Dans ces posters, les auteurs ont présenté des données plus fines quant à l’évolution des glycémies et des taux de glucagon postprandiaux, fortement réduits, comme l’a été la vidange gastrique, la CRP et d’autres marqueurs de l’inflammation – le tout de façon dose-dépendante (1,8mg› 1,2› 0,6› placebo).
La pression artérielle, comme la qualité de vie, furent améliorées dans les trois groupes sous liraglutide, de façon plus dispersée.
En somme, des résultats remarquables et prometteurs pour améliorer la prise en charge des patients DT1, surtout en surpoids et à forte variabilité glycémique, meilleurs que ceux obtenus avec le pramlintide avec moins d’effets indésirables digestifs.
(2) Kuhadiya ND et al. Endocr Pract. 2013;19:963-7
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