Risques sanitaires : 18 membres nommés pour le Covars, le nouveau comité scientifique présidé par la Pr Brigitte Autran

Par
Publié le 29/09/2022

Crédit photo : DR

Le « Comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires », ou Covars, successeur du Conseil scientifique créé pour faire face au Covid-19, est désormais au complet, avec 18 membres, dont la nomination est publiée jeudi au « Journal officiel ». Jusqu'à présent, le seul membre connu du comité était l'immunologiste, Brigitte Autran, qui a été nommée à sa tête en août dernier.

Le comité comptera 18 membres, dont 15 scientifiques ou professionnels de santé, dont 12 hommes et 3 femmes. Il sera installé officiellement par les ministres de la Santé François Braun et de la Recherche Sylvie Retailleau. Ils sont nommés pour une durée de deux ans, renouvelable une fois.

Certains anciens du Conseil scientifique en feront partie, dont le virologue Bruno Lina, l'infectiologue Denis Malvy, le modélisateur à l'Institut Pasteur Simon Cauchemez, le vétérinaire Thierry Lefrançois. Le Covars comprendra aussi une ancienne membre du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale (COSV), lui aussi dissous : Mélanie Heard, responsable du pôle santé du think tank Terra Nova.

Une vision One Health

Dans les nouveaux venus, un spécialiste d'« écologie de la faune sauvage et santé des écosystèmes », Patrick Giraudoux, une cheffe adjointe des urgences du CHU de Nice, la Dr Julie Contenti, un médecin généraliste, le Pr Olivier Saint-Lary, ou encore une spécialiste de santé sexuelle et reproductive, Annabel Desgrées du Loû, par ailleurs membre du Comité national d'éthique.

À ces spécialistes s'ajoutent deux représentantes de patients, Yvanie Caillé, fondatrice de l'association Renaloo (et ancienne du COSV), et Cécile Offerlé, membre d’Aides, ainsi qu'une représentante des citoyens, Véronique Loyer, directrice du bénévolat à la Fondation Claude-Pompidou.

Ce comité doit avoir une visée plus large que celle du Conseil scientifique créé en 2020 et présidé par le Pr Jean-François Delfraissy, qui a cessé d'exister avec la levée de l'état d'urgence sanitaire fin juillet.

Il a pour mission de surveiller « les risques sanitaires liés aux agents infectieux atteignant l'homme et l'animal », les « polluants environnementaux et alimentaires » et le « changement climatique ». Le Covars, dont les avis seront rendus publics, est chargé de faire des recommandations face à une menace ou une crise sanitaire.

D.C. avec AFP

Source : lequotidiendumedecin.fr