Publications de sociétés savantes, résultats d’essais cliniques, méta-analyses : les actualités médicales s’accumulent et médecins et internes peinent parfois à suivre la cadence. Selon une étude de l’American clinical and climatological Association, la connaissance médicale « est multipliée par deux tous les 73 jours », détaille Robin Roumengas, qui a lancé en juillet la V1 de l’application Juisci pour « Juice of science ».
Avec un cardiologue, ce diplômé de l’Essec a eu l’idée de concentrer les publications médicales en quelques lignes, publiées chaque jour sur l'appli et accessibles gratuitement aux médecins et étudiants en médecine. « Ils peuvent, en 10 ou 15 minutes, rester à jour dans leur domaine », promet Robin Roumengas.
Chez Juisci, pas de rédacteur médical. C’est un algorithme qui agrège, indexe et synthétise automatiquement les publications scientifiques pour les passer d’une dizaine de pages à quelques lignes. « Nous avons développé plusieurs algorithmes qui ont été entraînés par notre équipe médicale et nos datascientists », assure Robin Roumengas. Lancée officiellement en janvier, l’appli publie entre 200 et 400 résumés par semaine, pour l’heure principalement dans le domaine de la cardiologie, pour s’étendre progressivement à la neurologie, l’oncologie, l’urologie et la médecine générale.
Automatiser la veille
Alors que des milliers d’articles sont publiés chaque semaine dans des revues scientifiques — parfois prédatrices — comment s'assurer de la qualité des résumés publiés par la machine ? « Nous avons mis en place des critères transparents, par exemple nous ne reprenons que les papiers peer reviewed (évalués par les pairs), publiés dans des revues du top 20 de chaque spécialité, avec un impact factor et un nombre de citations conséquent », répond Robin Roumengas. Si 95 % du contenu est automatisé, en bout de chaîne, les textes sont relus « et si on se rend compte qu’une étude est biaisée, nous ne publions pas ».
Juisci soumet également sa solution aux établissements de santé, comme au CHU de Lille, « pour automatiser leur veille scientifique ». Pour le moment, l’application ne met en ligne que des résumés d’essais cliniques mais l'objectif est d'intégrer des méta-analyses ou des recos de sociétés savantes.
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