Un mois après le déconfinement, les services d'urgences ont de nouveau été le théâtre d'agressions contre le personnel hospitalier. Ce week-end, dans la nuit de samedi à dimanche, à l'hôpital de Soissons, un patient âgé de 66 ans a violemment frappé un médecin, une infirmière et une ambulancière. Selon l'Union, l'homme qui était ivre au moment des faits devait comparaître ce lundi devant le tribunal. Cette agression n'est pas la première pour cet établissement. En mars dernier, une infirmière avait été brutalisée par un jeune homme ivre âgé de 20 ans.
La semaine dernière, au CHU de Saint Étienne, c'est un agent de sécurité qui a été frappé par un père de famille. En colère contre le médecin qui avait voulu garder son enfant à l'hôpital, l'homme était allé chercher un démonte-pneu dans sa voiture. De retour dans le service, il avait frappé l'agent de sécurité avec cet outil. Blessé aux bras, l'agent s'était vu prescrire cinq jours d'ITT. Le père de famille, arrêté par la police, a passé deux jours en garde à vue et a été présenté au parquet de Saint-Étienne le 19 juin.
23 360 signalements en 2018
Les violences à l'hôpital ne sont pas un phénomène isolé. L'an dernier, l'Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS, rattaché au ministère) a recensé 23 360 signalements effectués par 426 établissements (pour 2018). Un bilan à la hausse d'un peu plus de 1 000 cas d'agressions.
Ces signalements regroupent 80 % d'atteintes à la personne et 20 % d'atteintes aux biens. Les victimes sont majoritairement (82 %) les personnels des établissements. Parmi celles-ci, on compte 9 % de médecins et 47 % d'infirmières diplômées d'État (IDE). Les patients représentent 10 % des cas signalés à l'ONVS et les agents de sécurité 5 %.
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes