PAR MILLIERS, des médecins grecs plient bagage et obliquent vers l’ouest de l’Europe, avec l’espoir d’une vie meilleure. Leur ministre de la Santé parlerait presque d’aubaine. Il faut dire qu’en Grèce le chômage frappe durement le corps médical. Ceux qui exercent dans le privé voient leur chiffre d’affaires plonger, tandis que les praticiens hospitaliers connaissent mutations forcées et plans sociaux.
Qui sont ces praticiens prêts à l’exil ? Où vont-ils exercer, comment sont-ils recrutés ? « Le Quotidien » a mené l’enquête à Athènes. Aux traditionnelles agences de placement se greffent des circuits courts : des établissements de santé démarchent en direct les candidats au départ. Allemands et Anglais sont rompus à l’exercice.
Nouveau venu sur ce marché ultra-compétitif, un groupe de cliniques français tente de tirer son épingle du jeu. Vitalia est à la recherche de 200 praticiens. Son implantation dans des villes moyennes (Vichy, Langres, Cambrai...) rebute parfois les spécialistes français. Sans médecin, pas de chiffre d’affaires, répète la directrice médicale du groupe, qui prospecte à l’étranger depuis plusieurs mois. À Athènes, « le Quotidien » a suivi cette chasseuse de têtes à deux occasions. Une foire à l’emploi organisée par une société roumaine, et une soirée de recrutement préparée par ses soins. Récit.
› DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE DELPHINE CHARDON
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