LES FRANÇAIS se font hospitaliser près de chez eux, c’est ce qui ressort d’une récente étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistique (DREES), qui porte sur l’année 2008. Dans le détail, la moitié de la population se rend dans des hôpitaux situés à moins de 20 minutes de trajet du domicile, 25 % à moins de 9 minutes, et 25 % à plus de 37 minutes. Les trajets les plus courts concernent les pathologies courantes, traitées majoritairement dans les centres hospitaliers, « qui sont tout à fait dans leur rôle d’établissements de proximité », souligne la DREES, avec un temps de trajet de 18 minutes. Par exemple, les séjours obstétricaux sont ceux pour lesquels le temps de parcours – 17 minutes – est le plus faible. Les cliniques privées spécialisées sont souvent privilégiées par rapport au secteur public pour certaines pathologies courantes, comme les circoncisions et endoscopies, ainsi que les cataractes, chirurgies de la main et du poignet, amygdalectomies ou végétations. Pour les pathologies plus lourdes et très peu fréquentes, qui exigent des soins complexes, les Français préfèrent les centres hospitaliers universitaires ou régionaux (CHU/CHR), accessibles en moyenne en 29 minutes.
Disparités infrarégionales.
Si l’on compare les régions entre elles, la répartition des hôpitaux apparaît relativement homogène, puisque dans 17 régions, les habitant ont un temps de trajet moyen compris entre 20 et 26 minutes. L’Île-de-France, le Nord-Pas-de-Calais, l’Alsace et PACA bénéficient des distances les plus courtes, à l’opposé de la Franche-Comté et Midi-Pyrénées. En revanche, d’un département à un aurtre, les disparités sont plus accentuées. Les Alpes-Maritimes ont le temps de trajet le plus faible, les Alpes-de-Haute-Provence le plus fort, alors qu’elles sont toutes deux situées en PACA. Cette hétérogénéité s’explique, note la DREES, par un faible peuplement, un milieu rural, et une moindre densité en capacités d’accueil.
Malgré tout, « globalement, l’adéquation entre la répartition de la population et la localisation des établissements de santé sur le territoire apparaît donc bonne », conclut la DREES, même si elle souligne que « c’est bien au sein des régions que se joue la réduction des inégalités d’accès aux soins. »
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