Environ 2 000 personnes ont manifesté samedi à Sélestat (Bas-Rhin) contre la fermeture du service de réanimation de l'hôpital de la ville.
« Je veux un hôpital à Sélestat », une association gérée par les membres du personnel soignant et qui a lancé une pétition, souligne « l'absolue nécessité d'ouvrir, simultanément à la fermeture de la réanimation, une unité de surveillance continue de huit lits et une unité d'hospitalisation de courte durée de huit autres lits – soit un total de huit lits –, afin de garantir les possibilités d'hospitalisation en urgence de la population de Centre-Alsace et ne pas condamner l'hôpital à la fermeture d'autres services à brève échéance ».
L'agence régionale de santé (ARS), de son côté, indique que le service de réanimation était confronté à « un problème récurrent de démographie médicale liée au départ de plusieurs praticiens (...) » et propose de transformer les huits lits de réanimation de l'hôpital, jugés sous-employés, en lits de surveillance continue et d'hospitalisation de courte durée. Une transformation qui, selon elle, renforcera le positionnement de Sélestat comme « hôpital de proximité ».
Présente dans le cortège, qui mêlait personnel de l'hôpital, élus, habitants et syndicats (CGT, FDSEA...), la sénatrice (LR) Fabienne Keller a rappelé l'importance de l'hôpital de Sélestat pour les « 180 000 habitants du Centre-Alsace ».
« J'espère que l'ARS entendra le cri de colère de cette population qui veut conserver ce service de pointe, indispensable au fonctionnement d'autres services », a dit à l'AFP la sénatrice.
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