Un comité d'experts britanniques vient de donner son feu vert à la conception de bébés issus d'une fécondation à trois parents. Cette technique de conception médicalement assistée avait été approuvée par les députés britanniques en février 2015. La décision doit encore recevoir l'aval de l'Human fertilisation and embryology authority (HFEA), l'organisme chargé de bioéthique, dont une réponse positive est attendue le 15 décembre prochain.
Utilisée afin d'éviter la transmission au futur bébé, de mutations portées par l'ADN mitochondrial (ADNmt) d'une mère, synonymes de pathologies graves pour l'enfant, cette fécondation à « trois parents » consiste à transférer l'ADN du noyau de l'ovule maternel dans l'ovule énucléé d'une donneuse non porteuse de mutations sur son ADNmt. Le nouvel ovocyte est ensuite fécondé par le sperme paternel et réimplanté chez la future mère.
La méthode, très controversée et interdite dans de nombreux pays, n'a été utilisée avec succès qu'une seule fois, au Mexique, pays qui ne dispose pas de législation sur le sujet.
Parallèlement à l'avis des experts britanniques, des chercheurs américains et chinois viennent de publier une étude, dans la revue « Nature », visant à améliorer cette technique. Les scientifiques sont partis du constat que la transplantation d'ADN nucléaire de la mère entraîne, dans une très faible proportion (moins de 1 % de l'ADNmt total), un transfert d'ADNmt maternel dans l'ovule de la donneuse. Dans de rares cas, une inversion de l'ADNmt de la donneuse vers l'haplotype maternel dans les cellules souches embryonnaires, résultant de la fécondation de cet ovule « hybride », se produit. Les chercheurs proposent une technique permettant de sélectionner un ADNmt de donneuse plus compatible avec celui de la future mère.
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention