Des délégués CGT de plusieurs hôpitaux publics de l’Essonne ont tiré cette semaine la sonnette d’alarme, jugeant « dévastatrice » la politique du gouvernement pour le département. Stéphane Ournac, secrétaire général CGT de l’union des syndicats départementale Santé-Action Sociale, s’est ému d’un « état des lieux catastrophique de nos établissements dans le département », lors d’une conférence de presse à Evry. « Tous les établissements publics sont concernés sur le département », qu’ils appartiennent ou non à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), a-t-il précisé. Selon lui, le département comptera, à terme, « un hôpital tête de pont », le centre hospitalier sud-francilien (CHSF), établissement public qui ne fait pas partie de l’AP-HP et dont le futur site unique, situé sur Evry et Corbeil-Essonnes, doit ouvrir au printemps. « Les autres (établissements) disparaîtront les uns après les autres ». « On parle beaucoup des coûts, on voudrait que l’on parle des enjeux », a ajouté Annie Chaunac, de la section CGT du CHSF.
La réorganisation de l’AP-HP, approuvée en septembre dernier par le conseil de surveillance, a réparti administrativement les 37 hôpitaux en 12 groupes. Elle vise, selon la direction, à mutualiser moyens humains et matériels, tout en sortant les comptes du rouge dès 2012, le déficit 2010 devant atteindre 95 millions d’euros.
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