Études : une rentrée avec masque et sans PACES

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Publié le 04/09/2020
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Crédit photo : SEBASTIEN TOUBON

Les étudiants en santé viendront masqués à l'université et devront respecter la distanciation physique d'un mètre, selon le protocole sanitaire du ministère de l'Enseignement supérieur et d'après l'avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP) diffusé fin août.

Leur arrivée sur site se fera progressivement tout au long du mois de septembre. La conférence des doyens des facultés de médecine précise être « prête » autant sur les enseignements que sur les conditions d'examens. « Nous avons travaillé sur trois scénarios, un retour en présentiel, un système hybride basé sur le présentiel et à distance et un 100 % à distance en cas de reprise épidémique », explique le Pr Patrice Diot, président de la conférence.

Cette rentrée signe aussi l'avènement d'un premier cycle tout neuf (depuis la fin de la première année commune aux études de santé, PACES). Les deux nouvelles voies d'accès – PASS et LAS – ont séduit un grand nombre d'étudiants. Sur Parcoursup, 8 % des bacheliers ont émis au moins un vœu en PASS ou LAS. C'est deux fois plus qu'avant la réforme. « Nous avons eu quelques inquiétudes sur les capacités d'accueil en constatant davantage de bacheliers sur Parcoursup [35 000 étudiants supplémentaires attendus dans l'enseignement supérieur, NDLR], et peut-être davantage de vocations liées à la crise sanitaire, commente le Pr Diot. Cet engouement nous a conduits à revoir les flux. » Séparer des promotions en plusieurs salles ou faire venir les étudiants un jour sur deux est ainsi prévu dans les protocoles. Lorsque la distanciation physique ne pourra pas du tout être respectée, les cours à distance seront privilégiés, ce qui ne devrait pas poser de problème puisque les carabins sont familiarisés avec l'enseignement en ligne. Nouveau pas cette année : le lancement du système de partage de connaissances Hybridum santé, dont l'objectif est la diffusion des formations en santé « hors les murs » des facultés et des grands centres hospitaliers.

 

S. M.

Source : Le Quotidien du médecin