Le corps sans vie d'un étudiant en deuxième année de médecine à Nancy a été retrouvé, jeudi matin 20 novembre, en bordure de l'autoroute A33, mais les circonstances de son décès restent encore à éclaircir, a appris l’AFP samedi auprès du parquet.
La victime, née en 2006, résidait à proximité des lieux où son corps a été retrouvé, près de la sortie de l'autoroute A33 menant au Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy. Il rentrait à pied d'une soirée étudiante, a précisé à l'AFP la procureure de la République adjointe de Nancy, Clara Ziegler, confirmant une information de France 3 Lorraine.
Retour de soirée
« Un sac en plastique, tel que ceux donnés dans la navette affrétée pour la soirée et qu'il avait empruntée, a été retrouvé sur sa tête, sans aucun lien de serrage », a indiqué la magistrate. « Le médecin légiste dépêché sur place a évoqué la possibilité d'un impact avec un véhicule », a-t-elle ajouté. Une autopsie a été sollicitée par le parquet.
Une enquête a été ouverte pour le délit d'homicide involontaire par conducteur d'un véhicule terrestre. Selon une source policière, la victime présentait une blessure à la tête.
Contactée par Le Quotidien, Marion Da Ros Poli, la présidente de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) confirme être en lien avec la corporation nancéienne. « Nous avons échangé avec eux. Ce qu’on sait, c’est que l’étudiant sortait d’une soirée organisée par une association de médecine – pas la corporation, mais une autre association. Il a pris la navette pour rentrer, en est descendu, mais n’est jamais rentré chez lui. Il était dans un état d’ébriété avancé. Nous ignorons encore s’il a été percuté par un véhicule, s’il a souffert d’hypothermie ou ce qui a précisément conduit au décès. Nous n’avons pas beaucoup d’éléments », précise-t-elle.
Elle précise que le doyen de la faculté a mis en place une cellule d’écoute pour les étudiants touchés par le drame. De son côté l’association des carabins de Nancy, la corporation étudiante de la faculté, a partagé sur Instagram un message avec les différents dispositifs de soutien existants. « Dans ces moments douloureux, il est parfois difficile de trouver les mots justes pour exprimer notre soutien. C’est avec le cœur lourd et toute notre solidarité qu’au nom de toutes les associations, nous vous partageons ces numéros d’urgence. »
Parmi ces numéros : le fil santé jeunes (0 800 235 236), le numéro national de prévention au suicide (3114) le Samu (15) et le numéro vert de l’association soins aux professionnels de santé (08 05 23 23 36).
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