Ma belle-mère a accouché de ses cinq enfants à domicile sans problème de 1950 à 1961, car sa mère est morte en couche en 1948, ainsi que l'enfant à la maternité de Valenciennes.
L'histoire particulière des individus et de leurs angoisses est à prendre en compte. Mon épouse née à domicile a été sage femme pendant 30 ans puis psychanalyste. Je suis né pour ma part en Clinique comme 7 de mes 8 frères et sœurs. Mon père et une de mes sœurs se sont suicidés en hôpital psychiatrique et j'ai un fils qui est mort de leucémie à 8 ans.
Ce n'est que l'histoire de ma famille mais j'ai pu observer dans ma pratique de chirurgien orthopédiste pendant 35 ans que c'était l'histoire de très nombreuses familles.
L'hospitalisation et la médecine moderne ne garantissent pas aux personnes qu'elles ne mourront pas. Elle ne fait que lutter contre le déni collectif qui est celui de l'angoisse de mort… C'est un très long sujet. J'organise des journées sur « Comment penser la relation soignant soigné aujourd'hui » avec de nombreux collègues tous anciens spécialistes hospitaliers. À côté de la médecine des maladies il y a une médecine relationnelle de l'être.
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