"Ce qui fait encore une fois la solidarité de notre pays, c'est notre organisation. En France nous avons des services publics qui nous permettent d'agir et d'intervenir. Que ce soient les services de secours, les services de la protection civile, des fonctionnaires, dans tous domaines". François Hollande a profité du congrès de la médecine d'urgence à Paris pour rendre hommage au système français d'intervention, lors des récentes inondations.
Devant un parterre de médecins urgentistes - dont son ami Patrick Pelloux et Pierre Carli, ex-patron du Samu- le président leur a de nouveau rendu hommage ému. Evoquant les attentats du 13 novembre, il a salué "une mobilisation sans faille, un engagement sans limite et un professionnalisme d'exception." Il a aussi insisté sur l'autre versant du métier, "la médecine du quotidien, celle dont on ne parle pas" qui "ouvre les portes à tous les malades". Et de poursuivre, faisant allusion à la crise actuelle et à la montée des extrémismes : "vous êtes au contact des tensions et des douleurs de la société française (...) témoin de la France silencieuse, qui essaie de se débrouiller dans une société de plus en plus complexe."
Et puis, alors que même les médias grand public ont fait leurs Unes cette semaine sur la pénurie de généralistes, le chef de l'État a repris la balle au bond : "J'ai vu les chiffres, je connais les statistiques. On voit le risque qu'il puisse y avoir (...) moins de généralistes. Nous devons faire en sorte que nous ayons, et des spécialistes et des généralistes !" "Urgences 2 016", le congrès de la Porte Maillot, n'était peut-être pas le lieu pour faire de nouvelles annonces en ce sens. Le fait est que c'est aux urgentistes que François Hollande pensait surtout vendredi, soulignant la création d'un diplôme universitaire de médecine d'urgence et l'octroi de primes pour les jeunes médecins hospitaliers. Enfin, il a réitéré son engagement que chaque Français soit à moins de trente minutes des urgences à la fin de son quinquennat : "il sera tenu", a-t-il encore martelé.
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