Le CHU de Tours vient d’être condamné par le tribunal administratif d’Orléans, à verser 45 300 euros de dommages et intérêts pour le décès d’une patiente qui avait contracté une maladie nosocomiale. La victime, une femme de 80 ans, avait été renversée par un automobiliste le 6 juillet 2007. Au CHRU de Tours où elle avait été hospitalisée, elle avait été opérée d'une fracture du tibia et, le 23 juillet, où on lui a posé une prothèse totale du genou droit. Une semaine plus tard, un choc septique avait été diagnostiqué et l'octogénaire décédait en octobre 2007.
La société d'assurance de l'automobiliste, condamnée à indemniser les ayants droit de la victime, s'est ensuite retournée contre l'hôpital en saisissant le tribunal administratif d'Orléans. Celui-ci a estimé, au regard d'un rapport d'expertise, que "l'infection nosocomiale contractée par la victime a participé à son décès, celui-ci demeurant néanmoins imputable à l'accident de la voie publique". "Cette infection a fait perdre une chance à la patiente de voir son état de santé s'améliorer et d'éviter son décès", ont estimé les juges administratifs qui ont évalué "l'ampleur de la chance perdue" à 30 %.
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