"96% des appels reçus sur le 112 sont des appels de poche, il n'y a personne au bout du fil". C’est le chef du bureau de la communication de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), qui l’a dit mercredi lors d'une conférence de presse. Blagues, appels fantaisistes ou "appels de poche", passés par mégarde depuis un téléphone portable : les pompiers font face à un nombre croissant d'appels "polluants, qui font perdre un temps précieux", selon le lieutenant-colonel Samuel Bernès. En tout, en comptant aussi les personnes qui contactent directement le 18, le numéro français pour les pompiers, ces appels inutiles représentent 2.000 des 7.000 appels reçus tous les jours. Explication presque cocasse : à Paris, les appels vers le 112, ce numéro européen créé en 1996 arrivent chez les pompiers. Or, comme il est paramétré à l'avance sur les smartphones, les appels ont explosé en même temps que le nombre de ces téléphones !
Pour s’en sortir, les pompiers de Paris ont donc décidé de s’organiser. Depuis début 2014, trois opérateurs, sur la douzaine présents nuit et jour pour recevoir les appels, sont dédiés à traiter ceux du 112. "Les 4% restants sont traités et renvoyés vers les opérateurs du 18. Cette dépollution, c'est du temps gagné" pour "se concentrer sur l'urgence", explique le lieutenant-colonel Bernès. Pour éviter "de faire partir une équipe par réflexe", les opérateurs du centre opérationnel des pompiers disposeront aussi dès novembre, d'un "arbre d'aide à la décision". "Cet outil permettra aux opérateurs d'apporter des réponses scientifiques adaptées en fonction des problématiques de santé", a détaillé le général Domanski, médecin chef des services de santé de la BSPP.
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