SOS Médecins ne désarme pas pour défendre la valorisation de la visite à domicile. Fin septembre déjà, les 63 associations locales (1 300 médecins généralistes) avaient décidé un arrêt total de leur activité (visites à domicile, consultations, centre de régulation, téléconsultations), dénonçant « la fin programmée de la visite à domicile ». Elles envisagent désormais de durcir la lutte avec un arrêt total d’activité pendant 48 heures « dans les prochaines semaines ».
Après des échanges avec l'Assurance-maladie et la DGOS (ministère), la fédération SOS Médecins considère que la revalorisation de la visite proposée reste « insignifiante et limitée » et que la hausse des indemnités d'astreintes de nuit et de week-end est « à côté de la plaque ». Pourtant, « avec un budget annuel de 15 à 20 millions d’euros, les pouvoirs publics auraient apporté une réponse largement accessible », estime SOS, rappelant que l’avenant 9 signé cet été par les syndicats de médecins libéraux a dégagé, lui, 145 millions d’euros par an pour la visite longue (mais excluant les praticiens de SOS).
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