Pour le président des Spécialistes-CSMF, le Dr Franck Devulder, les conséquences de la crise sanitaire seront « majeures » pour les spécialistes libéraux. Les mesures de confinement ont laminé l'activité clinique, avec un nombre de consultations en baisse évaluée de « trois quarts », malgré la téléconsultation.
Même constat du côté des plateaux techniques. « Quand le plan blanc a été déclenché, nous avons annulé toutes les consultations non urgentes. Et avec le confinement, les baisses d'activité vont jusqu'à 100 % pour certaines spécialités chirurgicales. De nombreux praticiens sont au chômage technique », confirme le Dr Philippe Cuq, co-président du BLOC.
Certains gros cabinets de spécialistes libéraux organisés en « entreprise médicale », notamment en radiologie ou cardiologie, ont dû mettre plusieurs collaborateurs (secrétaires, assistants, infirmiers) au chômage partiel. « Nous attendons un geste, une aide concrète. Ne mettons pas à genoux nos cabinets », plaide le Dr Devulder.
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