Selon une étude de la Mutuelle nationale des Hospitaliers, 30 % des élèves de 6e passent plus de trois heures par jour sur le Web. En 3e, ce chiffre monte à plus de 50 %. « Il ne faut pas dramatiser l’usage d’Internet parce que c’est un outil qui peut être formidable quand il est bien utilisé », indique la psychologue Marion Haza, qui a codirigé l’étude réalisée auprès de collégiens de Charente-Maritime. « L’important, c’est que l’adolescent continue à avoir d’autres activités. » L’étude montre un usage distinct d’Internet entre les filles, adeptes des blogs, de Facebook, et des chats, et les garçons, très portés sur les jeux et vidéos en ligne. Les adolescents ne sont pas spécialement attirés vers les sites violents ou pornographiques. Cependant, la classe de 4e est un passage-clé, met en garde Marion Haza. « Elle correspond à l’entrée dans la puberté, vers 13-14 ans, avec tout ce que cela réveille au niveau pulsionnel, de la sexualité, qui vient se confronter à ce qu’ils peuvent voir et chercher sur Internet. C’est un grand virage au niveau psychologique. Il faut les accompagner tout particulièrement à cet âge. ».
Une autre enquête, réalisée par la SOFRES pour Action Innocence et l’Union nationale des Associations familiales (UNAF), a été menée sur 500 adolescents de 12 à 17 ans. La moitié d’entre eux (54 %) jouent de temps en temps avec leurs parents aux jeux vidéo. Une proportion équivalente (49 %) s’est vue fixer des règles parentales, qui portent plus sur les conditions (temps de jeu et moments) que sur le contenu. Ils sont 24 % à avoir renoncé à l’achat d’un jeu à cause du refus de leurs parents, essentiellement motivé par le prix du jeu. Le logiciel de contrôle parental reste très peu installé, aussi bien sur l’ordinateur que sur la console ou le téléphone portable. Six adolescents sur dix se sont sentis déjà gênés par le contenu d’un jeu, en particulier ceux à qui les parents ont fixé des règles. Et 52 % des adolescents ont déjà joué à des jeux déconseillés pour leur âge malgré une bonne visibilité de la signalétique PEGI. Enfin, trois mois après l’ouverture à la concurrence, deux tiers des adolescents savent que les jeux d’argent et de hasard en ligne sont interdits aux mineurs mais 8 % d’entre eux ont déjà tenté d’y jouer.
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