L'erreur médicale vitale est la troisième cause de mort après les maladies cardio-vasculaires et le cancer. Un tiers des erreurs médicales serait évitable s'il y avait une planification préopératoire.
Pour y remédier, la société Biomodex apporte sa contribution en neuroradiologie interventionnelle en reproduisant les tissus biomécaniques du cerveau. Objectif : aider le chirurgien à s'entraîner en vie réelle sur l'image fantôme du cerveau de son patient imprimée en 3D dans le cadre de l'opération des anévrismes intracrâniens.
« Nous sommes capables de reproduire des milliers de matériaux à l'échelle du micron, explique Anna Garrec (Biomodex). A partir de l'imagerie médicale du patient, nous isolons la zone à repérer. Ensuite nous l'imprimons en 3D et l'installons sur notre cartouche. » Cette dernière vient ensuite se pluguer sur un environnement de simulation où tourne également un liquide qui a la même propriété que le sang à une température à 37 degrés. Avec l'anatomie, la pathologie et la biomécanique de son patient, le chirurgien peut alors s'entraîner sur le fantôme de son malade. Pour ce dernier, le planning préopératoire équivaut à une opération plus rapide, moins risquée et un traitement optimal.
La start-up emploie 40 personnels répartis à Paris et Boston et a levé 12 millions d'euros en 2018 dans un deuxième tour de table. Son ambition : un bloc opératoire de simulation remboursé par l'assurance maladie devrait être implanté dans chaque établissement.
Pitch start-up lors des 6es Rencontres du progrès médical du Snitem du 11 septembre 2018.
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