Après le beau temps, la pluie. La Fehap, fédération représentant le médico-social, avait encensé le plan "Ma santé 2022". A l'heure du PLFSS et des économies attendues par les pouvoirs publics, les représentants de la fédération sont devenus beaucoup plus critiques. D'abord, ils ne se font aucune illusion sur l'augmentation de l'Ondam qui est passé de 2,5 au lieu de 2,3 %. Selon Antoine Perrin, DG de la fédération : « On a une inflation à 2 % et une tendance à l'augmentation naturelle des coûts à 4,5 %. Ce n'est pas un cadeau, c'est une moindre démesure. »
Ensuite, Antoine Perrin dénonce le deux poids deux mesures par rapport à la ville : « On a été prudent dans les objectifs, on a été modéré par rapport à l'exécution. Mais on n'est pas récompensé en récupérant les réserves prudentielles réalisées et qui vont partir sur la ville pour la deuxième année consécutive. » Selon lui, les contraintes pour le médico-social demeure sur tous les secteurs d'activité, y compris sur l'ambulatoire (200 millions d'euros d'économies). Pendant ce temps-là, c'est « robinet ouvert sur la ville ». Et de demander une régulation également sur ce secteur. La fédération demande à entrer dans la concertation pour les tarifs pratiqués en télémédecine, pour lesquels seuls les syndicats de médecins libéraux sont consultés.
Dans le cadre de la préparation du PLFSS, la Fehap souhaite également être entendue par le ministère sur un certain nombre de points, comme l'article 51 sur le financement, la coordination des soins à domicile qui devrait être réservée à des offreurs de soins, les transports sanitaires. A suivre...
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