1. La clause d'extinction du passe vaccinal
Considérant qu'il s'agit d'une mesure « fortement restrictive de libertés », le rapporteur Philippe Bas a encadré le recours au passe vaccinal : il ne pourrait être imposé ou maintenu que lorsque le nombre d’hospitalisations liées au Covid-19 serait supérieur à 10 000 patients au niveau national (il est aujourd'hui de près de 24 000).
Lorsque le nombre de patients hospitalisés serait inférieur à ce seuil de 10 000 patients au niveau national, le passe vaccinal ne pourrait être maintenu que dans les départements où au moins l’un des deux critères suivants serait rempli : un taux de vaccination (schéma complet) inférieur à 80 % de la population totale ou une circulation active du virus.
Le gouvernement assure de son côté que le passe vaccinal n'a pas vocation à être utilisé au-delà de ce qui est nécessaire. « Je le redis avec force : le passe vaccinal n'est pas notre projet de société. (...) Dès qu'on pourra se passer du passe vaccinal, on s'en passera avec plaisir », a affirmé mardi 11 janvier sur Europe 1 le porte-parole Gabriel Attal.
2. Le maintien du passe sanitaire pour les mineurs
Dans un souci de clarté, les sénateurs ont limité la possibilité d'imposer la présentation d'un passe vaccinal aux seules personnes de plus de 18 ans. Les mineurs de 12 à 17 ans resteraient quant à eux soumis à l'obligation de présenter l’actuel passe sanitaire, c’est-à-dire qu’ils pourraient participer aux activités de loisirs en produisant le résultat négatif d’un simple test de dépistage.
Les députés avaient eux prévu de maintenir le passe sanitaire pour les mineurs dans le cadre de sorties scolaires. L'accès aux activités de loisirs hors sorties scolaires étant subordonné également à la présentation d'un passe sanitaire pour les 12-15 ans, puis à un passe vaccinal à partir de 16 ans. Le Sénat a en outre voté en faveur d'une autorisation parentale unique pour la vaccination des 5-11 ans, comme déjà pour les 12-15 ans.
3. La vérification d'identité par les restaurateurs supprimée
Le Sénat a supprimé purement et simplement la possibilité pour les patrons de bars, cafés et restaurants de procéder à des vérifications d'identité pour s'assurer de la concordance avec le passe vaccinal. Il s'agissait initialement, selon le texte voté par les députés, de leur permettre de demander un « document officiel d'identité », « lorsqu'il existe des raisons sérieuses de penser que le document présenté n'est pas authentique ou ne se rattache pas à la personne qui le présente ».
4. Non aux sanctions sur le télétravail
Les sénateurs ont également supprimé les dispositions permettant de sanctionner d'une amende administrative allant jusqu'à 1 000 euros par salarié, dans la limite de 50 000 euros, les entreprises ne jouant pas le jeu du télétravail pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. La commission des Affaires sociales du Sénat a considéré que « ces dispositions s’inscrivaient dans une logique coercitive qui n’était ni utile ni souhaitable ».
(Avec AFP)
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