La ministre des Familles, Laurence Rossignol, a réaffirmé dimanche l'opposition du gouvernement à la Gestation pour autrui (GPA). "La GPA n'est pas inscrite au programme, tout le gouvernement y est opposé", a rappelé la ministre au soir d'une manifestation de la Manif pour tous qui a rassemblé 24.000 personnes à Paris selon la police, et dont les partisans font activement campagne contre la GPA.
Pour autant, la responsable gouvernementale trouve logique de reconnaître un "statut civil" et la "nationalité française" aux enfants nés de mères porteuses. "Un enfant né de GPA n'a pas à être pénalisé, sanctionné, fragilisé dans son statut civil en raison du choix que ses parents ont fait pour le mettre au monde", a souligné la ministre interrogée sur iTELE. "L'égalité entre tous les enfants, elle suppose en effet qu'un enfant né de GPA à l'étranger ait des papiers et la nationalité française", a-t-elle ajouté.
Mais, alors que la Cour européenne des droits de l'Homme a plusieurs fois condamné la France pour avoir refusé de reconnaître la filiation d'enfants nés de mères porteuses à l'étranger, le gouvernement ne souhaite pas aller plus loin en "légalis(ant) le parent d'intention" (celui qui n'est pas le parent biologique) car "on ne peut pas encourager non plus une pratique qui est pour nous une pratique illicite", a plaidé Laurence Rossignol, en estimant que le "marché de la GPA se développe sur la misère des femmes".
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