Le laboratoire Merck a fait l’objet d’une perquisition le 3 octobre dernier dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour « tromperies aggravée, atteintes involontaires à l’intégrité physique et mise en danger de la vie d’autrui ». Elle a été menée par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Olaesp). A la fin du mois de septembre, 62 plaintes avaient été déposées au pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Marseille. Les responsables du laboratoire n’ont fait l’objet d’aucune audition ou garde à vue.
Le jour d’avant, l’ancienne formule du Lévothyrox ® opérait son retour dans les pharmacies. C’était la conclusion d’une véritable course contre la montre. Quinze jours, pas un de plus, avait été impartis au laboratoire pour surmonter tous les obstacles. « Il nous a fallu obtenir une autorisation d’importation, car il n’y a pas d’autorisation de mise sur le marché, ni de prix en France pour l’Euthyrox, le nom sous lequel le produit est commercialisé hors de France », confie Thierry Hulot, à la tête du laboratoire Merck en France au quotidien économique Les Echos. Dans cet intervalle de temps, il a fallu trouver une solution à tous les autres problèmes logistiques comme la traçabilité des boîtes, et l’Euthyrox dans les systèmes information du laboratoire comme un nouveau produit.
Dans les prochaines semaines, l’offre devrait s’étoffer avec l’arrivée d’un produit similaire commercialisé par le Français Sanofi. Quant au génériqueur Biogaran, une filiale de Servier, il promet un retour sur ce marché avant la fin de l’année.
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