De retour dans la capitale, le congrès 2025 de la Société francophone du diabète (SFD) qui débute cette semaine se pare de ses plus beaux atours, avec un programme d’une richesse et d’une diversité remarquables. Ce programme poursuit l’exploration des voies nouvelles de recherche fondamentale, microbiote, dysbiose, adipocytes, insulinorésistance, métabolomique, lipides, système nerveux central… et celui des avancées technologiques, au premier rang desquelles la mesure continue du glucose et la boucle fermée, dont la diabétologie dispose aujourd’hui et ne cesse de progresser pour en maîtriser les écueils. L’intelligence artificielle arrive aussi en force, sans oublier la génétique.
Les approches cliniques ne sont pas en reste, avec le démembrement des formes diverses de diabètes, un focus sur les troubles du sommeil, sans oublier les retombées multiples des innovations thérapeutiques du diabète de type 2.
On s’attaque également aux racines de la maladie, avec les thérapies préventives du diabète de type 1, mais aussi curatives, via la transplantation de cellules souches qui progresse.
Mais notre spécialité est indissociable de ses dimensions humaines et sociologiques. L’applicabilité des nouvelles recommandations reste ainsi discutable dans les contextes les moins favorisés en France, comme ailleurs dans le monde. L’éducation thérapeutique poursuit son évolution, avec les patients partenaires.
Enfin, tout comme la littérature médicale qui en foisonne désormais, une large place est faite aux situations d’obésité, avec plusieurs symposiums consacrés à la dimension pathogénique, aux nouveaux outils d’investigation, et aux bénéfices et risques nutritionnels des thérapeutiques médicamenteuses et chirurgicales.
Notons aussi un riche programme de la SFD paramédicale, de la Fenarediam, et de l’Association des jeunes diabétiques (AJD).
Une abondance qui traduit les immenses avancées de nos disciplines, diabétologie et nutrition, et le dynamisme de la recherche francophone, qui devra plus encore prendre sa place au niveau européen (au congrès de l’EASD) et international.
Un programme magnifique, à tel point qu’il sera difficile de choisir, et que nous aurons ensuite certainement le désir de recourir aux conférences enregistrées pour rassasier notre faim de comprendre et de savoir. Il est difficile de remercier toutes celles et ceux, si nombreux, qui ont œuvré. Permettez-moi de ne citer que Catherine Postic et Jean-Pierre Riveline qui ont orchestré tout cela, entourés de bien des acteurs de la SFD. Bravo, et bon congrès.
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