À quel intervalle ?

Tester tous les 5 ans pourrait suffire

Publié le 09/07/2012
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Aux États-Unis, le dépistage combiné du cancer du col par cytologie et test HPV est approuvé chez les femmes de plus de 30 ans depuis 2002. En cas de négativité des deux tests, il était jusqu’alors recommandé de ne procéder à un nouveau dépistage qu’après un délai de trois ans. Cet intervalle vient d’être porté à cinq ans par le U.S. Preventative Services Task Force (USPSTF) et l’American Cancer Society (ACS), qui se sont basés sur les résultats de larges essais cliniques. Parmi eux, celui mené en Caroline du Nord a suivi 331 818 femmes âgées de plus de 30 ans. Chez celles dont le test HPV était négatif (94,9 %), l’incidence cumulée du cancer du col à 5 ans était de 3,8/100 000 femmes, comparable à celle du cancer de la vulve. En cas de dépistage combiné négatif (92,5 %), celle-ci était de 3,2/100 000, quand elle doublait à 7,5/100 000 pour une cytologie normale quel que soit le résultat HPV (96 % des femmes de la cohorte).

La quasi-totalité (99,5 %) des femmes ayant un test HPV négatif avait soit une cytologie normale soit un ASC-US. En pratique, la seule négativité du test HPV suffit à estimer comme extrêmement faible le risque de lésions CIN3+ à 5 ans, une cytologie négative associée ne permettant pas d’affiner ce risque. À l’inverse, les femmes ayant un dépistage combiné (test HPV et cytologie) positif ont un risque accru de lésions CIN3+.

Pour le Dr JT Cox, ces données suggèrent qu’un dépistage renouvelé tous les 5 ans semble être une approche fiable chez les femmes ayant une cytologie et un test HPV négatifs et que la réalisation d’un test HPV sans cytologie pourrait être suffisamment sensible dans un contexte de prévention primaire.

D’après JT Cox (Santa Barbara, États-Unis).

Dr I. H.

Source : Le Quotidien du Médecin: 9152